samedi 5 avril 2014

Vis ma vie : le Salon du Livre vu de l'intérieur



Si je voulais partager cette expérience ici, c'est parce qu'avant 2013 je n'y avais jamais mis les pieds et que j'y ai découvert un univers fort sympathique où il est facile de rencontrer de belles personnes au parcours fascinant et de participer à des conférences diverses tout ça dans un rythme et une ambiance bien particulière.





J'ai pu y participer ces deux dernières années car j'ai eu la chance de travailler à plusieurs reprises dans la structure de promotion littéraire de ma région. (D'ailleurs je ne sais pas si vous connaissez celle de votre région mais je vous conseille fortement de vous renseigner, elle doit sûrement proposer plein d'événements littéraires/culturels et peut vous être d'une aide précieuse si vous êtes vous-même écrivain(e) à vos heures perdues !) Vous les retrouverez pour la plupart dans les grands salons car elles rendent possible la présence des petites maisons d'éditions en finançant en majeure partie le prix des stands !

Mais ceci n'est pas le sujet donc revenons à nos moutons !
* Mode pavé activated *
Au début, et comme pour chaque salon je suppose, il suffit de réserver auprès de l'organisation, de choisir la superficie du stand, sa structure, la couleur de ses murs et du sol, et choisir son mobilier si nécessaire.Comme dans les Sims quoi. Après avoir payé, une "modeste" somme, il ne reste plus qu'à s'installer (généralement la veille du jour de l'inauguration, bien que certains stands n'aient été installé seulement quelques heures avant l'arrivée des visiteurs !)

Concrètement quand on arrive ça donne ça :

 


Une fois tous les livres installés et la moquette toute bousillée, la gestion du stand consistera à conseiller, encaisser, organiser les dédicaces, préparer l'apéritif, fusiller du regard la vingtaine minimum de pique assiettes qui ne viennent que pour réclamer du champagne, ranger et rebelote. C'est un rythme assez intense et il n'y a quasiment pas de pause de 10h à 21h, mais ça fait vraiment plaisir de voir un tel mélange de cultures, de langues, de générations, de métiers et CSP !


Bon, il ne faut pas se le cacher, une fois les portes fermées au public, c'est en toute décontraction que les plupart des exposants se retrouvent boire "un" verre aux stands régionaux qui ont ramené leurs spécialités !

Il n'est également pas rare d'y croiser des "célébrités dont la littérature n'est pas le principal gagne pain", venues de plus ou moins loin pour dédicacer généralement une biographie, certaines uniquement reconnaissables grâce/à cause de la horde d'oreillettes en costard aux alentours.



Dernière anecdote qui m'a choquée : j'ai découvert lors du démontage du stand en 2013 que tout le mobilier payé était détruit et jeté si les exposants ne se rendaient pas compte qu'ils pouvaient les récupérer ! Ça m'aura du coup permis de récupérer deux Billy en parfait état puisque n'ayant que 4 jours d'utilisation ! 
Heureusement, certaines associations viennent démonter une partie du mobilier abandonné pour les donner aux plus démunis mais à mes yeux ce système de consommation éphémère est un gâchis énorme, bien que je comprenne aussi que démonter et stocker tous ces meubles n'est sûrement pas rentable pour les organisateurs du salon...

Pour finir, je voudrais dire un gros BIG UP à tous les exposants qui, même si leurs stands peuvent paraître modestes, paient une fortune pour représenter leur univers, leur maison d'édition et défendre le livre papier mais aussi à tous ceux qui, curieux ou passionnés, font vivre le salon chaque année !


Merci aux courageux lecteurs (décidément c'est le thème !) et à très vite ! <3

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